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Médias ivoiriens-Election à l’Unjci : Sauvons le brin d’honneur et de dignité…!

TakiiiiiiiiiMédias ivoiriens-Election à l’Unjci : Sauvons le brin d’honneur et de dignité…!

« Un journaliste est une personne dont la profession est de rassembler des informations, de rédiger un article ou mettre en forme un reportage afin de présenter des faits qui contribuent à l’actualité et l’information du public ». Une telle définition de la fonction du journaliste ne peut que donner une noblesse incontestable à  ce métier qui fait tant rêver.  Le  journaliste, pour ma part, serait comparable, selon un proverbe japonais à la « la fleur des fleurs qui est le bourgeon de la fleur du cerisier ».  Mieux,  l’on peut dire avec aisance que le  journaliste est « un  samouraï qui est l’homme parmi les hommes ». Et comme le samouraï est un être d’honneur  et de dignité, le journaliste doit impérativement être un homme d’honneur.  En effet,  la plupart des Samouraïs, vouaient leur vie au Bushidō, qui exigeait loyauté et honneur jusqu’à la mort.  Et Si un Samouraï ratait à garder son honneur il pouvait le regagner en commettant le seppuku, un suicide rituel. Le seppuku permettait à un guerrier vaincu de se donner la mort et de pouvoir ainsi mourir en gardant son honneur intact, le vainqueur abrégeait ensuite ses souffrances. On ne demanderait, tout de même, pas au journaliste d’être des samouraïs. Cependant, il devrait défendre son honneur et sa dignité. Car, ce noble métier qu’il a choisit d’exercer franchement est un sacerdoce, fonction qui revêt un caractère quasi-religieux par la vertu et le dévouement qu’elle exige.

Dans quelques heures, les journalistes doivent élire le Président de l’Union nationale des journalistes de Cote d’Ivoire (Unjci), il y a peu, la plus prestigieuses des organisations de journalistes  dans le pays.  Mais hélas, ce prestige s’est effrité  au cours de ces dernières années à cause du comportement de certaines personnes qui ont une autre conception du journalisme. Et qui pensent que le  journaliste doit vivre dans l’opulence ou dans un luxe ostentatoire. De sorte que certaines pratiques contraires au code d’Ethique et de déontologie que  nous nous sommes librement donné sont « promues ». Point besoin de faire un rappel de tous ces actes dont le clou fut la suspension pour six de notre Président de notre Union. Le Président du Conseil d’administration de notre organisation a, lui aussi, écopé d’une suspension de six mois.  Ces sanctions de nos « illustres dirigeants » ont jeté un discrédit sur cette exaltante profession qui souffrait déjà d’une incrédibilité presque congénitale. Pardi ! « L’honneur professionnel » a  foutu le camp. Bref ! Cette élection nous donne l’occasion de dire à la Nation ivoirienne que le journaliste ne se reconnait pas dans l’image ternie qu’on veut lui coller.  Le moment historique de la rupture d’avec les comportements qui n’honorent pas notre corporation est venu. Il est temps pour le journaliste de regarder dans son propre miroir et de faire librement son choix en fonction de l’image que lui renvoie son miroir. Sauvons donc le brin d’honneur et de dignité qui nous reste!

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Francis Taky

Journaliste-Ecrivain

N°CIJP : 0571 JP

N°UNJCI : 757

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