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Côte d’Ivoire-Ouattara Gnonzié charge : «Il sera difficile d’organiser des élections paisibles en Côte d’Ivoire »

OUATTARA GNONZIE22Le président du Rassemblement pour la Paix, le progrès et le Partage (RPP), autrefois dirigé puisque fondé par lui Laurent Dona Fologo et aujourd’hui tenu par Ouattara Gnonzié a animé le samedi 29 août 2015 un meeting à Kragbalilié, village de la sous-préfecture du Gnangbodougnoa dans le département de Gagnoa, région du Gôh (centre-ouest de la Côte d’Ivoire, région de Laurent Gbagbo).

Après avoir procédé à l’investiture de la coordination sous-préfectorale Rpp du Gnagbodougnoa, il a livré un message aux populations du canton Guébié venus nombreux. Analysant la situation sociopolitique à deux (2) mois de l’élection présidentielle, Ouattara Gnonzié estime que les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin apaisé et transparent en octobre prochain.

«Nous pensons qu’en l’état actuel, il sera difficile d’organiser des élections paisibles en Côte d’Ivoire », en soulignant que cette position de son parti le RPP est partagée par de nombreux partis politiques ivoiriens.  Pour lui, on va inexorablement vers le scénario catastrophique de 2010 si on s’entête à organiser les élections dans le contexte et les conditions qu’on observe actuellement en Côte d’Ivoire.

Ouattara Gnonzié
Ouattara Gnonzié

«Dans notre parti, nous sommes arrivés à la même conclusion qu’aujourd’hui, à deux mois, demander aux Ivoiriens d’aller à une élection présidentielle dans ce contexte politique, dans un tel environnement sécuritaire et juridique, nous pensons que c’est faire prendre des risques énormes aux Ivoiriens. On expose les ivoiriens à une situation qui est pire que celle de 2010».

Ouattara Gnonzié estime qu’en plus des conditions sécuritaires qui laissent croire qu’il sera quasiment impossible de faire campagne dans certaines régions du pays, il est aussi important voire impératif de déterminer avec précision les bases juridiques sur lesquelles seront organisées les élections.

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«Au plan juridique, on ne nous dit pas clairement la base juridique sur laquelle on organise ces élections. Est-ce des élections dans une situation d’exception ou alors des élections qui se basent sur notre constitution, sur nos lois ? Logiquement au niveau du gouvernement, si on nous dit que tout va bien, toutes les institutions fonctionnent très bien, dans ce cas nous ne sommes plus dans une situation d’exception. Donc les élections doivent être basées sur notre constitution. Or, ce n’est pas ce que nous voyons».

 

OUATTARA GNONZIE22Car au moment où le conseil constitutionnel s’apprête à statuer sur les différentes candidatures, celle d’Alassane Ouattara pose problème à l’entendre parler.

«De 2000 à 2010 où il n’a pas pu être candidat jusqu’en 2015, qu’est-ce qui a changé dans la constitution pour qu’il dise qu’il est candidat à titre exceptionnel ? Rien n’a changé, la constitution n’a pas été modifiée. Donc nous disons aujourd’hui que dans l’état actuel de notre constitution, il n’est pas éligible. Nous ne disons pas qu’il n’est pas éligible pour toujours mais si la constitution reste en l’état, il n’est pas éligible».

Ouattara Gnonzié exige le respect de la constitution pour garantir la paix car la loi fondamentale est la source de la paix dans un Etat. C’est pourquoi, dira-t-il, dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et dans l’intérêt de ceux qui sont au pouvoir, il est important que les Ivoiriens se parlent avant cette élection.

G.Morgane

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