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Du côté de Raviart, dans la région du Bélier, précisément dans la sous-préfecture de Tié-N’Diékro, village natal du président du Sénat ivoirien, Ahoussou Jeannot, la Chambre Nationale d’Agriculture de Côte d’Ivoire est partie prenante d’un projet de formation de jeunes agriculteurs. Il s’agit d’un projet pilote de concertation territoriale et d’animation rurale qui vise à améliorer l’employabilité des jeunes par des actions ciblées de formation professionnelle et de renforcement des capacités entrepreneuriales. Ne dites pas que la Chambre Nationale d’Agriculture, dans ses missions consulaires et de développement, n’attache pas du prix aux conditions de travail et de vie des populations investies dans l’agro-pastorale, vue comme principale source de revenus en milieu rural. Tout semble parfait ?
Juste, une petite feinte retient l’attention de la rédaction de Ledebativoirien.net, du côté de Mankono, dans la région du Béré. Le ministre Gouverneur Moussa Dosso, sera-t-il trahi ? C’est que les responsables de ladite institution ivoirienne logée au Plateau refusent que l’on s’intéresse à ce qu’elle fait. Surtout du côté du Béré. Curieux ! Pour s’en apercevoir, il n’y a qu’à suivre le traitement réservé par la directrice à l’envoyé de la rédaction chargé de l’enquête, de ledebativoirien.net.
Les paysans bénéficient-il réellement des fonds mis à disposition pour les projets?
Une démarche qui s’explique eu égard aux missions essentielles de la Chambre Nationale d’Agriculture pour les paysans en Côte d’Ivoire. Et là, les missions consulaires et de développement des Chambres d’Agriculture, résident entre autres : à la représentation des Agriculteurs afin d’assurer leur participation á l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques et des actions de développement Agricole ; Initier les actions de coopérations internationales en faveur de l’agriculture; Faciliter l’intégration des productions agricoles aux Etudier et rechercher des financements des projets Suivre et accompagner les organisations professionnelles agricoles sur les marchés; Préserver les intérêts des producteurs agricoles…
Les agriculteurs de la région du Béré font partie des artisans de l’économie ivoirienne d’abord avec leurs productions de coton et ensuite, aujourd’hui, avec celles de l’anacarde. Le Béré est la première région productrice de noix de cajou en Côte d’Ivoire. Mais, au constat, en dehors du Projet d’appui à la Production Agricole et à la Commercialisation Extension Ouest (PROPACOM-Ouest) qui est un projet de développement initié par l’État de Côte d’ivoire avec un co-financement du FIDA, nulle part sur le terrain des traces d’actions de la Chambre Nationale d’Agriculture dans la vie des agriculteurs de cette région.
Le PROPACOM-Ouest est entré en vigueur le 21 novembre 2014 et son achèvement était prévu pour le 31 décembre 2020. Ce projet d’appui au développement des filières vivrières en tant que principal moyen de création de richesse, d’accroissement des revenus ruraux et d’amélioration de la sécurité alimentaire des petits producteurs a fait ses pas. En outre, ce projet se focalise sur les actions d’appui à la professionnalisation agricole et au développement des productions vivrières précitées.
Le groupe cible prioritaire du PROPACOM-OUEST est constitué de ruraux vivant dans la pauvreté et l’insécurité alimentaire, notamment les femmes et jeunes filles rurales productrices ainsi que les jeunes ruraux, regroupés en: groupements de base, en groupements d’intérêts économiques (GIE), comités de gestion des aménagements (CGA); coopératives agréées ou en cours, associations, organisations professionnelles; et en unions de coopératives ou faitières.
Le belle chance de agriculteurs de Raviart
Le vendredi 18 juin 2021 aura été une belle date pour Raviart, dans la région du Bélier. Il y a une triple cérémonie : lancement du projet d’appui au développement de l’activité et de l’emploi des jeunes dans les filières manioc et maraichage, remise officielle du centre de formation agro-pastorale et, le lancement des travaux de construction d’un barrage hydro-agricole. Une cérémonie placée sous le haut parrainage du Président du Sénat, M. AHOUSSOU Jeannot Kouadio et présidée par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Kobenan Kouassi Adjoumani. Elle a également enregistré la présence de plusieurs personnalités nationales et internationales dont le Ministre du Budget en charge du portefeuille de l’Etat, M. Sanogo Mamadou, la Ministre Bakayoko Ly Ramata, le Ministre gouverneur de la vallée du Bandaman M. Kouassi Jean Claude, le Directeur Général de l’ADERIZ M. Dembélé Yacouba, le Représentant du Représentant Pays de la FAO M. Zoungrana Mahama.
les porteurs du projet ADFA-Bélier dans la localité de Raviart et qui finance le projet ADFA-Bélier à Raviart?
Les six (6) codemandeurs de Côte d’Ivoire et de France : la Chambre Nationale d’Agriculture de Côte d’Ivoire (CNA-CI), la Chambre Régionale d´Agriculture Auvergne-Rhône-Alpes en France (CRA AuRA), les Conseils régionaux du Bélier en Côte d’Ivoire et d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Institut National de Formation Professionnelle Agricole de Côte d’Ivoire (INFPA) et l’ONG française Entrepreneurs du Monde. Financé dans le cadre du programme ARCHIPELAGO par le fonds fiduciaire de l’Union Européenne pour l’Afrique, il se déploie sur une période de 24 mois allant du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2022. ARCHIPELAGO est un programme européen sur 4 ans (2019/2022) financé à hauteur de 15 millions d’euros, plus de 9 milliards 750 millions de francs, dans le cadre du Fonds Fiduciaire d’Urgence de l’Union européenne pour l’Afrique. L’objectif principal est d’améliorer l’employabilité des jeunes par des actions ciblées de formation professionnelle et de renforcement des capacités entrepreneuriales des dirigeants de PME dans 12 pays du Sahel et de la zone du Lac Tchad : Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Tchad.
Le projet lancé, quel est son impact pour les bénéficiaires ?
«Dans le cadre de la mission de suivi du projet ADFA-B, Le Président de la Chambre d’Agriculture de Côte d’Ivoire, M. Bamba Sindou a échangé autour d’un diner, avec le Directeur du programme ARCHIPELAGO, M. Paolo Baldan et le représentant de la commission Union européenne M. Jérôme RIHOUNEY, ce lundi 20 sept 2021. Ont également pris part à ce diner Mme Valérie Morier-Genoud, coordinatrice du projet ADFA-B, Mme Lago, coordonnatrice déléguée, le Conseiller Technique du président de la CNA-CI, M. Alain Kouassi, Mme N’Guessan, comptable projet ADFA-B et Mme Fonlnan Kati K., chef du Sercom CNA-CI», affiche le Service de Communication de la Chambre Nationale d’Agriculture.
Les objectifs et l’impact du projet seront évalués à travers les principaux indicateurs dont la formation de 360 jeunes avec 30 % de migrants et 40 % de femmes, dans les filières manioc et maraîchage, l’accès ou la création d’emploi de 250 jeunes, la création de très petites entreprises (TPE) par 125 jeunes formés en entrepreneuriat, l’organisation ou la structuration d’organisations professionnelles agricoles (OPA) ou du mouvement coopératif , la création d’un cercle des jeunes entrepreneurs (CJE) et d’une plateforme de concertation territoriale (PCT). Enfin, les bénéficiaires dudit projet, ont terminé leur formation. Ainsi, le 16 juillet 2021 au Centre de Formation Agropastoral de Raviart, il a eu la cérémonie de remise des Attestations de Formation aux jeunes ayant bénéficié des 3 mois de formation sur le manioc et le maraîchage.
«Ce fut de beaux moments de partage avec des témoignages des jeunes et des membres du consortium… Maintenant chaque jeune poursuit un parcours d’insertion professionnelle avec l’appui des membres du consortium que sont: les
Jusque là, tout va bien à la «Maison verte» tant qu’on se limite à la région du Bélier et principalement de Raviart et que l’on ne parle pas des agriculteurs, adultes comme jeunes de la région du Béré.
Que se passe-t-il dans les actions de la Chambre Nationale d’Agriculture et pourquoi ce jeu surprenant?
Pour le savoir, il a fallu revenir au courrier en date du 10 août 2021, de la rédaction de Ledebativoirien.net, bien présent dans les archives de la chambre, puisqu’enregistré sous le numéro 339 au service courrier de la Chambre Nationale d’Agriculture. A-t-il, ce courrier de par son contenu, intentionnellement ébranlé la sérénité des administrateurs de la CNA-CI ? En première ligne, Mme Lago Flore Kouassi, Directrice Centrale en charge des OPA-organisation professionnelle agricole. Alors, que l’objet dudit courrier était tout simplement libellé ainsi: «Besoin d’informations et documentation pour un dossier d’enquête média, sur l’impact de la mission de la Chambre Nationale d’Agriculture de Côte d’Ivoire dans la vie des agriculteurs de la région du Béré de 2012 à 2021, la rédaction de ledebativoirien.net».
Surprenante fut la réaction de la Chambre Nationale d’Agriculture vis-à-vis de la demande de ledebativoirien.net. Après maints relances, et de rendez-vous reportés que nous sommes finalement reçus un mercredi, 6 octobre 2021 à 14 heures au bureau de Mme Lago Flore Kouassi en présence du Conseiller Agricole, Bamba Ibrahim. Tout de suite, nous expliquons à Mme Lago notre besoin d’informations sur les actions de la Chambre Nationale d’Agriculture auprès des agriculteurs de la région du Béré entre 2012 et 2021.
Et pour cause : «Vous avez fait un post sur votre page facebook citant directement le Président de la Chambre Nationale d’Agriculture dans le but d’avoir des informations sur les actions de la Chambre Nationale d’Agriculture auprès des populations. Nous ne savons pas à quelle fin elles seront utilisées. Alors, ce qui ne fait pas de vous un journaliste impartial dans la conduite de ce dossier dans votre rédaction. Si c’est un autre journaliste de la même rédaction, oui ! Mais pas vous», lui signifie-t-elle.
Très clairement compréhensible, l’observation de la Directrice Centrale en charge des OPA, Lago Flore Kouassi ? Nous faisons observer que la collecte d’informations dont il s’agit ici est une mission purement professionnelle distincte des opinions personnelles. Mais, que nenni ! Dame Lago Flore Kouassi, n’a plus d’oreilles. Elle ne veut rien entendre. Bien curieuse réaction de la part d’une fonctionnaire qui, plus est censée donner les informations d’une institution publique sans stigmatiser le requérant. Et de surcroît, à un média qui en a formellement fait la demande. Au demeurant, la Chambre Nationale d’Agriculture n’est-elle pas une institution publique dont les citoyens ont le droit de s’enquérir des actions, même par médias interposés ou par tout autre moyen jugé légal ?
Mais, pour se sortir de l’eau, dans une tentative de compliquer davantage l’accès aux informations dans le cadre du dossier, Dame Lago Flore Kouassi rétorque qu’elle «exige des Termes de Références» de notre besoin d’informations. «Moi je ne peux pas vous donner ces informations tant que vous ne m’emmener pas un TDR. Car, je ne suis pas dans vos querelles politiques dans la région du Béré», lâche l’heureuse du jour.
À l’analyse, il semble qu’elle en sait beaucoup sur les projets de la Chambre, au point de nous entraver l’accès aux informations sur les actions de la Chambre Nationale d’Agriculture dans la région du Béré. Car, dame. Flore Kouassi Lago, selon les informations recueillies, est coordonnatrice, cheffe de file déléguée du projet ACHIPELAGO. Le projet d’appui au développement de l’activité et de l’emploi des jeunes dans les filières manioc et maraichage (ADFA-Bélier) à Raviart. Elle est l’interlocutrice attitrée dans les relations entre la Chambre Nationale d’Agriculture et les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) qui regroupent les agriculteurs de différentes cultures agricoles.
Nous avons appris, du Président de cette Chambre d’Agriculture, Bamba Sindou, le lundi 19 juillet 2021, au Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), que les Chambres d’Agriculture sont régies par la loi 60-340 du 28 octobre 1960, portant institution des assemblées consulaires représentatives des intérêts économiques en Côte d’Ivoire. Et que, également, ce sont des organes professionnels, représentatifs, consultatifs et promotionnels des intérêts des personnes physiques ou morales, exerçant une ou plusieurs activités du secteur agricole.
Par ailleurs, elles participent au développement du monde agricole avec financements colossaux des partenaires au développement, de l’Etat et autres organismes. La Chambre d’Agriculture constitue l’interface entre le secteur public et le secteur privé avec vocation principale d’assurer la coordination des différentes filières de l’agriculture. Alors, n’est-il clairement pas établi que, la Chambre Nationale d’Agriculture de Côte d’Ivoire n’a rien à cacher aux populations ivoiriennes à propos de ses actions consulaires ou de développement à l’endroit de toutes les régions de la Côte d’Ivoire, fussent-elles celle de son Président en exercice, la région du Béré ?
En sa personne de citoyenne lambda, dame Lago a le droit d’étiqueter de facto, les citoyens qui viennent à elle, cependant, dans le cadre de sa fonction et de sa mission publique, a-t-elle le droit de stigmatiser les demandeurs d’informations dans le but de savoir davantage sur les résultats des missions publiques de la Chambre, à elle confiées ? Pourquoi refuse-t-elle de fournir des informations aux journalistes qui la sollicitent ? Que cache la Chambre Nationale d’Agriculture aux populations de Côte d’Ivoire en général et particulièrement à celles de la région du Béré? Y-aurait-il eu des actions de la Chambre de 2012 à 2021 en faveur des agriculteurs de la région du Béré qui cachent quelque chose à ne pas révéler au grand public?
Voilà quelques éléments constitutifs du crime de lèse majesté formulés dans un courrier formel par la rédaction de le Ledebativoirien.net dont Mme Lago Flore Kouassi semble souffrir à la place du Président Bamba Sindou au sein de la «Maison Verte». Dès lors, nous nous posons encore la question à savoir: que cache la Chambre Nationale d’Agriculture de Côte d’Ivoire aux populations ivoiriennes concernant les agriculteurs de la région du Béré? DOSSIER A SUIVRE…avec les soins de dame Flore Kouassi Lago.
H.KARA
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