« Nous dénonçons la parodie de Dialogue peu constructif et improductif qui a cours depuis 2 ans »
Faisant le bilan de la première journée de grève au ministère de la santé , les généraux de la coalisante et syndicats associés ont félicité l’ensemble du personnel de santé pour le respect du mot d’ordre de grève sur l’étendue du territoire.
La coalisante et syndicats associés n’a pas manqué d’inviter les Médecins, Inspecteur de soins, Ingénieurs de santé, Infirmiers, Infirmières, Sages-femmes spécialistes, Techniciens supérieur de santé, agents administratifs, agents d’hygiènes, contractuels à se mobiliser pour la deuxième journée du mot d’ordre en renonçant aux activités liées au ministère de la santé jusqu’à satisfaction des points de revendications.
Le préavis de grève dans le secteur santé passe à l’action du 15, 16 et 17 octobre 2024. Il est question pour les frondeurs de réclamer la revalorisation et l’application d’un décret de 1961 portant octroie d’une indemnité de sujétion aux personnels de Santé ainsi que les avantages financiers qui sont liés à la loi portant réforme hospitalière.
A l’issue de la première rencontre, mais la seconde du genre des rencontres des généraux de la Coalisante et Syndicats associés de la journée du 10 octobre 2024 avec l’Inspecteur General de la Santé mandaté par le ministère de la santé sur le préavis de grève. Cette rencontre est.
Débutée à 15 heures 20, elle a été sollicitée par l’IGS à l’effet d’avoir le retour de la base quant au souhait du ministre de la santé de voir suspendre le mot d’ordre de grève.
Ce joura-là, le porte-parole adjoint Siaka Koné SGN du syndicat SISFDDCI réaffirmera à l’IGS, l’engagement des sectaires généraux à lutter pour que soit trouver des solutions aux revendications qui sont :
l’application revalorisée du décret 1961-95 portant octroie d’une d’indemnité de sujétion aux personnels de santé signé en 1961 par le gouvernement de la république de Côte d’Ivoire.
La prise en compte des décrets à caractères financiers proposés dans la Loi de réforme hospitalière, seules conditions de la levée du mot d’ordre de grève.
Le porte-parole a terminé en assurant à l’envoyé du ministère que la coalisante et syndicats associés reste attaché à sa quête de solutions, à la satisfaction des points de revendications qui touchent l’ensemble des personnels de la santé.
L’IGS a déclaré avoir pris bonne note et s’engage à transmettre fidèlement les attentes des collaborateurs du Ministre de la Santé Pierre Dimba N’gou.
La seconde rencontre a lieu à la primature dans le cadre de l’installation du Comité Consultatif de la Fonction Publique et le lancement officiel de ses activités. Invité par la Ministre de la Fonction Publique, l’organisation a répondu présent en réaffirmant toujours la volonté de trouver avec les autorités des solutions idoines aux problèmes que pose les agents de santé.
« Pour l’heure, le mot d’ordre de grève est bel et bien maintenue », déclare le rapporteur Stéphane Gbama, Secrétaire National à la Communication du SISFDD-CI.
La décision décisive du samedi 12 octobre 2024 des secrétaires généraux des syndicats des secteurs de l’Education-Formation, de la Santé et des Affaires sociales.
La rencontre dite décisive à la suite des Assemblées Générales, ont décidé d’observer l’arrêt de travail de trois (3) jours, les 15, 16 et 17 octobre 2024.
Ceci, pour dénoncer la parodie de Dialogue peu constructif et improductif qui a cours depuis près de deux (2) ans, et par la même occasion exiger un véritable cadre de discussion constructive, avec des résultats concrets, en vue de satisfaire nos revendications prioritaires dont le point d’orgue reste l’octroi de primes trimestrielles conséquentes aux personnels des secteurs Education – Formation, Santé, Emploi et Affaires Sociales.
Au dépôt du préavis de grève, les syndicats seront reçus par le Comité de Dialogue Social dans la Fonction Publique d’abord et ensuite par la Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration. Le cadre qui a été proposé est le Comité Consultatif de la Fonction Publique.
Suivez ce qu’en disent respectivement, Blé Bli pour l’inter syndicale du ministère de l’éducation et de Formation Professionnelle, Siaka Koné SGN du syndicat SISFDDCI porte-parole de la Coalisante et syndicats associés du ministère de la Santé.
« Malheureusement, son objet, avec une densité de sujets à l’ordre du jour et l’absence de chronogramme, ne nous rassurent pas sur le traitement diligent de notre revendication.
La cérémonie d’installation du Comité Consultatif de la Fonction Publique, nous a laissé un arrière-goût d’inachevé. Nous étions donc tous désemparés. Et, c’est dans cette situation de doute, d’inquiétude et de désespoir, à la recherche d’une hypothétique porte de sortie que nos autorités ministérielles ont mis de l’huile sur le feu, en mettant à mal la liberté syndicale.
Il s’agit du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation où particulièrement le Directeur des Ressources Humaines fait feu de tout bois en envoyant partout sur toute l’étendue du territoire national des missions de menaces de mutations abusives, de suspension, de relèvement de fonctions, de privations de certains services aux enseignants, directeurs d’école, IEPP et Chefs d’Etablissement.
Il est même allé jusqu’à associer à cette macabre initiative, certains de nos illustres préfets et sous-préfets pour proférer des menaces à nos camarades sur le terrain. Nous protestons vivement contre ces méthodes inacceptables dignes d’un autre âge et rappelons à l’opinion nationale et internationale que la Côte d’Ivoire, notre pays est un Etat de droit où la liberté d’expression et d’association sont garanties. Mieux, la démocratie se nourrit de contradiction. Le droit de grève est un droit constitutionnel.
Les lois relatives au Statut Général de la Fonction Publique et au Code du Travail le réaffirment. Toutes ces dispositions légales découlent des Conventions 87 et 98 de l’OIT sur La Liberté syndicale et la Négociation Collective qui ont été ratifiées de façon souveraine par la Côte d’Ivoire.
Le Protocole d’Accord Portant Trêve Sociale, qui est un accord de parties, ne saurait abroger toutes ces dispositions conventionnelles et légales. Nous demandons donc à nos autorités de cesser de traquer et de menacer nos camarades enseignants et autres fonctionnaires qui usent d’un droit légal.
Si ces menaces et autres intimidations ne cessent pas, nous porterons plainte auprès de la Commission des Normes de l’OIT à Genève afin que le Gouvernement réponde de ses actes. Par ailleurs, au titre du Protocole d’accord Portant Trêve sociale, le Gouvernement a été le premier à violer le dit protocole en adoptant de façon unilatérale la réforme des impôts alors que nous étions encore sur la table de discussion, ignorant purement et simplement le fait qu’on devrait privilégier le dialogue.
Nous l’avions interpellé mais aucune suite n’a été donnée à notre requête.
« Nous demandons à nos autorités d’apporter des solutions idoines à nos préoccupations en mettant de côté les menaces et toutes les formes d’intimidation. Nous voulons de meilleures conditions de vie pour donner la pleine mesure de nos capacités et assurer sereinement le développement de notre pays.
A nos camarades des secteurs de l’Education-Formation, Santé, Emploi et Affaires Sociales, nous vous invitons à être mobilisés et à observer strictement le mot d’ordre de grève, les 15, 16 et 17 octobre 2024, pour réclamer la prime trimestrielle d’incitation….». Les faîtière syndicale Coalisante et Syndicats associés, entendent se dresser contre les injustices subies en passant à l’action afin de voir les choses changer…
Ledebativoirien.net
GRACE OZHYLLY