Comment la société générale côte d’ivoire dite Sgci, messieurs Bernard Labadens, Aymeric Villebrun, ex directeurs généraux de la Sgci, Gohourou Ziallo Claude François, président de la coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’ivoire dite Cndvt-Ci et la Cndvt-ci ont planifié le détournement de la somme de 9 milliards 5 millions 419 mille 629. FCFA destinés à l’indemnisation de 11. 189 victimes des déchets toxiques.
Le courrier de la rédaction ledebativoirien.net au DG Aymeric Villebrun est resté sans suite à ce jour. Suivez Charles Koffi du Réseau National pour la Défense des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire replonger dans ce scandale financier qui court toujours.
CHARLES KOFFI : « Pour mieux comprendre cette affaire, il est impérieux de la recadrer dans son contexte historique et factuel tout en rappelant les différentes procédures judiciaires et les décisions y subséquentes. En effet, suite au déversement des déchets toxiques à Abidjan et ses banlieues, dans la nuit du 19 au 20 août 2006, 17 cas de décès avaient été enregistrés dès les premières heures par l’État de Côte d’Ivoire.
Aussi, des milliers de personnes avaient-elles été rendues malades à la suite, non seulement de leur exposition prolongée aux émanations dégagées par les déchets pétroliers du navire Probo-koala, mais aussi et surtout de l’inhalation faite de ces déchets hautement toxiques. Ces odeurs pestilentielles avaient suscité dans divers quartiers d’Abidjan, des manifestations populaires, notamment à Akouédo-Village.
Jean Pierre Valentini cofondateur de Trafigura et Claude Dauphin son Directeur Afrique furent tous deux interpellés le 16 septembre 2006 à l’aéroport international d’Abidjan puis conduit en détention à l’ex MACA, l’actuel PPA. Aux termes d’un accord amiable en date du 07 février 2007, ayant pour objectif de mettre fin à toute poursuite judiciaire contre les responsables de cette société pollueuse, cette dernière avait donné une somme de 100 milliards de F CFA à l’État de Côte d’Ivoire.
Dans cette manne financière, l’État avait injecté 22 milliards de F CFA au Trésor Public d’Abidjan en vue d’indemniser les 95. 247 victimes recensées par lui, comme étant celles qui avaient été intoxiquées. Dans la répartition faite par l’État, les victimes dites ambulatoires devaient percevoir la somme de 200 mille F CFA chacune à titre d’indemnisation, celles hospitalisées, la somme de 2 millions de F CFA chacune et enfin les parents des victimes décédées, la somme 100 millions de F CFA chacun.
Aussi, une grande partie de cette somme devait-elle servir à la dépollution des 18 sites contaminés où ces déchets furent déversés. Ce processus d’indemnisation entamé courant année 2009 avait été brusquement et définitivement arrêté le 17 août de cette même année, par MAMA DJÉDJÉ Adèle, au moment des faits, Directrice Générale du Trésor Public d’Abidjan.
Cet arrêt faisait suite à la parution, dans le journal ‘‘L’Inter’’ en date du même 17 août 2009, d’une plainte des victimes dont l’indemnisation aurait été détournée par le sieur Gohourou Claude et Danon Komé Aristide, alors Agent Comptable du Trésor d’Abidjan Sud. La grande UNE de ce journal était intitulé comme suit: ‘‘ Un agent du Trésor et un Président de Collectif convoqués à la gendarmerie’’.
Cette situation a aujourd’hui laissé pour compte, sur les 65 mille victimes supposées avoir été indemnisées par les susnommés, 35 mille, pour une manne financière de 7 milliards de F CFA indûment retenus par le Trésor Public. Outre, cette indemnisation des victimes des déchets toxiques, les 100 milliards de F CFA devraient en partie servir à assurer les soins de ces victimes, la dépollution des sites contaminés et à construire une usine de traitement d’ordures ménagères.
Détournement de 4.658 milliards de FCFA dans le cadre du processus d’indemnisation
Une indemnisation à l’initiative du cabinet d’Avocats anglais dénommé LEIGH DAY & CO. Dans le cadre du processus d’indemnisation initié par l’État de Côte d’Ivoire, GOHOUROU Claude, qui se dit victime aujourd’hui, était poursuivi par 65 mille victimes ambulatoires supposées avoir été indemnisées par DANON Komé Aristide, Agent-Comptable du Trésor d’Abidjan Sud et lui, es-qualité de membre du Collectif des Victimes Des Déchets Toxiques d’Abidjan-Sud 3 dont je suis le fondateur ; association regroupant les victimes des déchets toxiques de Port-Bouët et Vridi Cité.
Leur mode opératoire était le suivant : DANON Aristide, en sa qualité d’Agent-Comptable dudit Trésor, détenait le bordereau de paiement des 95. 247 mille victimes recensées par l’État de Côte d’Ivoire. Celui-ci contenait toutes les informations relatives à leur indemnisation.
Ils demandaient aux victimes majeures de nationalité ivoirienne, la copie de leur carte nationale d’identité, les mineures, copie de leur extrait de naissance et document de puissance paternelle du parent judiciairement désigné en qualité de représentant légal, les victimes de nationalité étrangère, copie de leur carte consulaire.
Après quoi, ils donnaient plusieurs rendez-vous aux concernés, à l’effet non seulement de les faire dépenser dans les frais de transport mais aussi et surtout dans le but de les fatiguer; et ainsi, espérer qu’elles se découragent. A la suite de leur départ, ils faisaient le double de leurs pièces administratives, reportaient sur l’une, les informations concernant la victime en question, à l’effet de récupérer ses 200 mille F CFA. Et après plusieurs allées et venues de ces dernières, ils leur remettaient l’autre copie en mentionnant sur celle-ci, C’est Pas toi.
En fait, plusieurs victimes avaient les mêmes nom et prénoms, surtout celles du nord et de nationalité étrangère. Par exemple, KONÉ issa, KONÉ issa. C’est donc en se fondant sur cette homonymie, qu’ils leur faisaient croire, qu’il ne s’agissait pas d’elles mais d’une autre victime qui avait les mêmes nom et prénoms qu’elles. Les victimes les plus chanceuses percevaient la moitié de leur indemnisation, à savoir 100 mille F CFA.
Dans ce cas-ci, le mode opératoire était le suivant
Gohourou Claude avait des petits de la FESCI de la cité rouge de Cocody et autres dont un certain Oumar, IB …Ces derniers accostaient certaines victimes désespérées à la suite de leur rencontre infructueuse avec Gohourou Claude et Danon Aristide quant à leur indemnisation ; rencontre au terme de laquelle, ils leur faisaient croire, qu’elles n’étaient pas les vraies victimes concernées par ledit processus et leur remettaient l’autre double de leurs pièces administratives en mentionnant sur celles-ci, ‘‘ C’est Pas toi’’.
Les petits du sieur Gohourou Claude accostaient ces victimes et feignaient de se renseigner sur leur sort. Après quoi, ils leur faisaient savoir qu’ils connaissaient le sieur Gohourou Claude qu’ils présentaient à ces personnes comme une personne ayant un grand cœur. Ils leur promettaient, qu’ils le supplieraient afin de leur donner la somme de 100 mille F CFA.et ce, en raison de leurs nombreuses allées et venues qui avaient dû les éreinter non seulement, physiquement mais aussi et surtout, financièrement.
Proposition qui était acceptée par elles, sans coup férir, sans aucune difficulté. En cette période, Gohourou Claude ne connaissait ni Monsieur Adama Bictogo ni KONÉ Cheick Oumar. C’est à la suite du relai, par le journal L’Inter en date du 17 août 2009, de la plainte des victimes contre Gohourou Claude portant sur le détournement de leur indemnisation, que Koné Cheick Oumar avait su son existence et avait décidé de rentrer en contact avec lui.
Pourquoi ?
La réponse, est que, KONÉ Cheick Oumar en sa qualité d’Agent Judiciaire d’Affaires avait aussi négocié la libération de Claude Dauphin, cofondateur de la Société Trafigura et Jean-Pierre Valentini, son Directeur Afrique, lorsque ceux-ci furent interpellés à l’aéroport international d’Abidjan et conduits à l’ex MACA, l’actuel PPA.
Après leur libération, ils s’étaient liés d’amitié. Dans le mois d’août 2009 où le processus d’indemnisation à l’initiative de l’État de Côte d’Ivoire fut brusquement et définitivement arrêté, le cabinet d’Avocats anglais Leigh Day & CO venait d’obtenir une offre transactionnelle portant sur la somme de 22.500 milliards de F CFA de la société au profit de 29.624 autres victimes des déchets toxiques à raison de 750 mille F CFA/ Victime.
Au regard des honoraires colossaux de ces Avocats anglais, qui devaient être payés par la société Trafigura après la preuve faite par ledit cabinet, à cette société, du payement intégral et définitif des 29.624 victimes sus visées, le rôle assigné par eux, à Monsieur KONE Cheick Oumar était de saborder le bon déroulement de ce processus. L’objectif, était de retarder le paiement desdits honoraires.
Pour KONÉ Cheick Oumar, la personne la mieux indiquée était Gohourou Claude et cela pour deux raisons
Premièrement : Le fait qu’il est lui-même victime des déchets toxiques ; deuxièmement : le fait qu’il fut déjà impliqué par Kalou Emmanuel, alors Trésorier Payeur Général du Trésor Public en charge du processus d’indemnisation à l’initiative de l’État de Côte d’Ivoire dans la gestion desdits fonds.
Aux fins de l’accomplissement de la mission qui lui aurait été assignée par Claude Dauphin, cofondateur de la Société Trafigura, à savoir, perturber le bon déroulement du processus d’indemnisation à l’initiative du cabinet Leigh Day & CO, Koné Cheick Oumar, après renseignements pris, eut l’information selon laquelle, le nommé Gohourou Claude fut un ex étudiant.
Que celui-ci aurait été renvoyé en 2eme année de la faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, ex membre de la FESCI de cette faculté, qui résidait à la cité universitaire de la cité rouge de Cocody. Audit lieu, résidaient également, MIAN Augustin, Secrétaire Général National de la FESCI et le nommé KACOU Brou dit Maréchal KB de la FESCI.
Le premier cité, était le patron théorique de la FESCI et le second, le chef pratique de cette structure estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire; transfuge du FPI, actuel Député RHDP de Sahounkro. A cette époque, il était Commandant de la Police Maritime. KONÉ Cheick Oumar rentra donc, en contact avec le surnommé Maréchal KB de la FESCI et une réunion se tint, courant septembre 2009, entre ces trois personnes dans l’enceinte de cette résidence universitaire.
C’est à l’occasion de celle-ci, que KONÉ Cheick mit sur pied la Coordination Nationale des Victimes des Déchets Toxiques de Côte d’Ivoire dite CNDVT-CI. Il mit à la tête de cette association le sieur GOHOUROU Claude auquel, mission fut assignée de se faire passer pour l’initiateur de cette procédure afin de revendiquer la gestion des fonds de cette indemnisation. L’objectif originaire fut dévoyé par KONÉ Cheick Oumar.
Il visait, non plus seulement à perturber le bon déroulement de ce processus mais aussi, à faire main basse sur une partie des 22. 500 milliards de F CFA. En effet, l’attestation sur l’honneur, relative à la création de cette association, produite par la suite, par Gohourou Claude aux autorités compétentes pour justifier de la légalité de celle-ci, comporte de nombreuses anomalies; au nombre desquelles, la présence sur cette attestation, des nom et prénoms de plusieurs représentants d’associations de victimes des déchets toxiques, qui n’avaient pas participé à cette réunion transformée par lui, en une assemblée générale extraordinaire constitutive de celle-ci.
Au rang de ces représentants, figuraient Messieurs Adje Jean-Claude et Agnin Kadio Marthurin, tous d’eux, représentants de victimes des déchets toxiques d’Abobo. Aussi, eu égard au combat mené par moi, contre le nommé Gohourou Claude dans le cadre de l’indemnisation initiée par l’État de Côte d’Ivoire, puisque, ce fut moi, qui organisai les victimes à porter plainte contre lui, me virent-ils en son potentiel adversaire dans le cadre de ce nouveau processus d’indemnisation.
En conséquence, au terme de cette même réunion, mon assassinat fut planifié par eux. A la suite de ce bref rappel des faits, je vais maintenant, vous parler du processus d’indemnisation à l’initiative du cabinet Leigh Day & Co;
processus à la faveur duquel, les sieurs Gohourou Claude, Koné Cheick Oumar, dames Digbeu Léocadie, Awa Ndiaye épouse M’baye ont été condamnés de façon définitive et irrévocable à 20 ans de prison ferme pour détournement de la somme de 4.658 milliards de F CFA à Access Bank devenue Afriland First Bank;
Access Bank quant à elle, a été condamnée à payer 21 milliards de F CFA d’amende à l’État de Côte d’Ivoire pour des actes de méconnaissance des préventions de blanchiment de capitaux et le Commissaire de Police en charge de portant sur les 4.658 milliards de F CFA; et cela, avec la complicité manifeste de la Sgci; Cette somme est destinée à l’indemnisation de 6.624 victimes dont je suis le Président et mandataire.
Le tango SGCI
Cependant, la SGCI n’avait pas été curieusement inculpée au terme de l’information judiciaire y relative. Il est à faire observer, qu’au moment de cette information judiciaire, Monsieur Ahoussou Kouadio Jeannot, dont le cabinet d’Avocats, était le conseil de la SGCI dans cette affaire, était Premier Ministre et Ministre de la Justice.
Toutes ces personnes physiques définitivement condamnées sont curieusement en liberté nonobstant leur condamnation définitive à la peine maximale.
Enfin, comment Gohourou Claude, sa Coordination, messieurs Bernard Labadens, Directeur Général de la SGCI de 2009 à janvier 2018, Ouattara Adama, récemment Directeur Général Adjoint de cette banque et Yacé Léonce Daniel Djecket, au moment des faits, Directeur des Affaires Générales et Juridiques de la SGCI, actuel Directeur Général de N’SIA Banque ont planifié le disparition de 5 milliards 391 millions 551 mille F CFA dans notre compte ouvert par LEIGH DAY & CO dans les livres de cette banque.
Comment, Monsieur Aymeric Villebrun, Directeur Général de la SGCI du 09 janvier 2018 au 28 février 2024 a fait disparaitre les 4 milliards 294 millions 507 mille 321 F CFA restants sur notre compte et dont l’existence, nous a été révélée le 02 septembre 2019, par cette banque; et ce, suite à son exécution de l’arrêt civil de la Cour d’Appel du Plateau en date du 19 juillet 2019. Lequel avait condamné cette banque à nous communiquer tous les documents bancaires des victimes indemnisées par elle, et leur identité complète.
En tout état de cause, une plainte a été déposée par le Renadvidet CI contre Aymeric Villebrun et autres le 18 décembre 2023 entre les mains du Directeur de la Police Économique et Financière. Dans le cadre de cette enquête préliminaire, j’ai été auditionné le 27 janvier 2024. Lors de mon audition, j’avais informé le Directeur de la Police Économique cette enquête, que Monsieur Villebrun quitterait sous peu, la Côte d’Ivoire et sera remplacé le 1er mars 2024 par l’actuel Directeur Général, Monsieur Patrick BLAS.
Contre toute attente, non seulement, il n’a pas été entendu avant son départ définitif pour la France mais aussi et surtout, il est passé par l’aéroport international d’Abidjan sans avoir été interpellé. Depuis cette date à ce jour, nous n’avons pas eu aucune nouvelle relative à cette procédure et ce, en dépit de plusieurs démarches effectuées à cette fin, auprès des autorités policières sus citées.
Une plainte du Renadvidet-CI contre Aymeric Villebrun pour détournement portant sur 4. 294. 507. 321 F CFA et Bernard Labadens, Gohourou Claude, Ouattara Adama, Yacé Léonce Daniel Djecket pour détournement portant sur 5. 391. 551. 000 F CFA.
Une autre plainte a été portée par moi, le 09 octobre 2009, sous l’ex régime politique, contre le surnommé Maréchal KB de la FESCI pour menaces de mort, complicité de détournement de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques.
Celle-ci avait été attribuée pour enquête à la Brigade de Recherches du Plateau, par Soit-Transmis en date du 18 novembre 2009, de l’ex Procureur de la République, Tchimou Raymond. En cette période, le nommé Kacou Brou était Commandant de la Police Maritime; c’est suite à son appel téléphonique au Commandant ETTÉ, Commandant de la Brigade de Recherches du Plateau,
à l’époque des faits, que je fus enfermé par ce dernier, dans les geôles de cette Brigade de 09 H à 18 H, lorsque j’accompagnai les victimes, le 17 août 2009, à faire leur déposition, relative à leur plainte contre Gohourou Claude et Danon Aristide.
Au sortir de cette prison, il me balança cette plainte au visage. La raison invoquée par ses subordonnés, fut que, le seul Procureur qu’il disait respecter, était Tchimou Raymond. Il n’en avait que cure des Soit Transmis de ses substituts, comme ce fut le cas, relativement à la plainte suscitée... »A SUIVRE ACTE 2.